Sélectionner une page

Guy Rottier disait :« les hommes construisent, d’autres envahissent, s’installent, démolissent puis reconstruisent. C’est le même homme, architecte par nature qui, jusqu’à l’apocalypse, bâtit, efface et recrée une agglomération, un quartier, une maison. Parce que tout change… parce que tout doit changer : le relief du monde, la nature des choses, la maison de l’homme ». Cet architecture a marqué son temps pas uniquement par les œuvres qu’il a créé, mais véritablement par l’esprit qui les animaient. Il a combiné l’art et l’architecture pour faire en sorte que l’habitat ne soit pas uniquement un refuge pour se protéger des intempéries mais bel et bien un temple de la réflexion propre à chacun.

Une très belle étude a été réalisée sur Guy Rottier et son œuvre par Nouha Babay que je souhaitais vous partager. En voici le résumé et le lien :

« Guy Rottier, un architecte-artiste parmi les artistes

L’architecte franco-néerlandais Guy Rottier (1922-2013) a placé la rencontre et la collaboration entre architectes et artistes au cœur de sa démarche. Disciple de Le Corbusier, diplômé de l’École des beaux-arts en 1952, il n’a eu de cesse de dépasser les frontières entre art et architecture. Seul architecte du groupe des artistes de l’École de Nice, membre du Groupe international d’architecture prospective (GIAP) et fondateur du groupe des « Conspiratifs », ses recherches témoignent des collaborations fructueuses qui peuvent naître entre architectes et artistes. Au-delà du fait qu’elle s’inscrit souvent dans une dynamique collaborative, la pratique personnelle de l’architecte possède une dimension transdisciplinaire intrinsèque qui le fait passer d’une activité purement architecturale à une pratique plastique de l’architecture. L’objectif de cet article est de revenir sur cette expérience pour comprendre ce basculement dans la démarche de Guy Rottier et pour questionner les modalités de collaboration entre artistes et architectes. L’étude de quelques projets, certains restés théoriques et d’autres ayant donné lieu à des réalisations, permet de poser quelques jalons quant au cheminement de Guy Rottier vers l’« arTchitecture », concept qu’il formule dès 1987. L’enjeu est de comprendre dans quelle mesure l’architecture devient pour lui synonyme d’une expérience globale. Enfin, à travers son expérience au sein du GIAP et des « Conspiratifs », on mesurera l’importance du collectif comme moteur de création individuelle. » (Nouha Babay)

https://journals.openedition.org/insitu/15281